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[Saint-Concile] Balcon de la Citadelle

Saint-Siège de la Foi constantine
Cité-État théocratique élective
Grand Pontife : Johannes XI
.
(typé vaticanais)

Modérateur : Basileus IV

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Basileus IV
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mar. 12 déc. 2023 20:09

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Balcon de la Citadelle Saint-Constantin

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Basileus IV
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mar. 12 déc. 2023 21:11

Le balcon de la Citadelle de Saint-Constantin donne sur la grande place du même nom, lieu de passage pour de nombreux pèlerins venus du monde entier et lieu des plus importants évènements de l’Église constantine. Ce soir là, la place était noire de monde mais malgré la foule, un silence de plomb régnait. Les milliers de fidèles, pèlerins occasionnels ou habitants de Constantia, priaient en silence, les yeux rivés vers le balcon de la Citadelle et vers les fenêtres des appartements du Grand Pontife.

Si la foule bravait le vent frais de décembre et la pluie fine qui tombait sur la place, c'est pour veiller le chef de l’Église constantine. Bien que peu d'informations avaient été données, un communiqué très inquiétant était paru en début d'après-midi. Ce communiqué informait en quelques mots seulement que le Grand Pontife, âgé de 95 ans, avait été victime dans la matinée d'une rupture d'anévrisme et qu'après une courte hospitalisation, il avait été transporté dans ses appartements.

Cette nouvelle avait provoqué une grande émotion dans l’Église constantine et les fidèles avaient aussitôt accouru en grand nombre sous les fenêtres de Johannes XI. Les médias du monde entier avaient aussi leurs caméras rivées sur la place, qui semblait attendre dans le silence de plus amples informations à propos de la santé du Grand Pontife.

A 20h53, les lumières du couloir qui donne sur le balcon de la Citadelle s'allumèrent et la porte qui y mène s'ouvrit, laissant apparaitre un grand homme très fin, entouré par deux prêtres dont l'un portait un micro et suivi de quelques uns des plus importants prélats du Saint-Concile. Cet homme, c'était Pedro Mascarenhas, un évêque lusitanien d'une soixantaine d'années, qui occupait la fonction très importante de Substitut pour les relations étrangères, bras droit du Cardinal-Secrétaire d’État. Il était peu connu mais son visage grave faisait comprendre à la foule qui s'était rassemblée et qui continuait à s'épaissir, qu'il venait communiquer une information grave. Il s'avança au bord du balcon avant de prendre la parole.


Mes très chers frères et sœurs, le très aimé Saint-Père, Johannes XI, a été rappelé par le Sort à 20h29. Prions pour lui.

Cette annonce provoqua une grande émotion sur la place, où les prières reprirent, accompagnées par les nombreux prélats qui restèrent quelques minutes sur le balcon. Le glas des lourdes cloches de la Basilique Saint-Léon se sont ensuite unis à cette émotion et les drapeaux de la Citadelle ont été progressivement mis en berne tandis que la relève de la garde pontificale arborait l'uniforme de deuil. Jusque tard dans la nuit, des fidèles restèrent sur la place, priant pour le défunt Grand Pontife.

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Basileus IV
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mer. 20 déc. 2023 17:06

Depuis que le Grand Pontife Johannes XI était mort, la place Saint-Constantin, au pied de la citadelle, était noire de monde. De nombreux fidèles venaient rendre hommage au Grand Pontife défunt au sein de la basilique Saint-Léon, où son corps était exposé. De nombreux officiels, notamment de République constantine et des diplomates du monde entier, venaient aussi se recueillir devant la dépouille de Johannes XI.

Pendant ce temps, les patriarches et cardinaux du monde entier étaient réunis au sein de la citadelle, dans la chapelle saint Johannes I, pour élire le 102ème Grand Pontife de la Foi Constantine. Chaque jour, après une messe et un temps de recueillement devant la dépouille de Johannes XI, les électeurs se réunissent dans la chapelle pour procéder à un scrutin. Jusqu’ici, aucun nom n’avait réuni suffisamment de voix pour être élu. La fumée noire sortait désespérément de la cheminée de la chapelle.

Sur la place, la foule réunie commençait à s’impatienter de voir apparaître au balcon le successeur de Johannes XI. Le conclave en était à son 23ème scrutin et rien ne s’ébruitait hors de l’enceinte sacrée. Même les journalistes les mieux informés du Saint-Concile ne pouvaient qu’attendre. Le serment de silence était scrupuleusement respecté par les électeurs.

Le mercredi 20 décembre, après avoir célébré la messe et s’être recueilli ensemble devant la dépouille du Grand Pontife défunt, les électeurs avaient repris le chemin de la chapelle saint Johannes I. Les fidèles réunis malgré le froid espéraient une élection dans la journée. A 11h21, la fumée blanche sortit enfin de la cheminée de la chapelle, annonçant à Constantia l’élection de son nouvel évêque et au monde l’élection d’un nouveau Grand Pontife de la Foi constantine.

Les fidèles réunis sur la place applaudissaient et montraient leur joie à l’annonce de cette nouvelle. Ils attendaient avec impatience l’apparition du nouveau chef de l’Eglise constantine tandis que les médias du monde entier tournaient leur caméra vers le balcon de la citadelle, où son arrivée devait être imminente, après l’acceptation officielle de son élection.

Avant l’apparition du nouveau souverain pontife, un autre personnage clé devait apparaître au balcon pour annoncer officiellement le nom de l’élu. C’est l’électeur le plus âgé qui est chargé de cette annonce. Il s’agissait pour cette élection du Patriarche de Lysennie, Gérard Thévenet, qui doit fêter ses 80 ans dans un peu moins de deux mois. Après près de 40 minutes d’attente, il se montra enfin au balcon, accompagné de plusieurs prêtres dont un qui tenait un micro.


Cari fratelli e sorelle, très chers frères et soeurs, dear brothers and sisters, liebe Brüder und Schwestern, Kära bröder och systrar, je vous annonce une très grande joie pour le monde : nous avons un Grand Pontife.

A la prononciation de la célèbre formule “Habemus Pontificem Magmun”, la foule hurla à nouveau sa joie et applaudit, obligeant le Patriarche à faire une pause dans son discours.

Il s’agit du très éminent Pablo Cardinal Mezzanine, qui s’est imposé le nom de Martinus.

Après quelques minutes de cris de joie et d’applaudissements, le Patriarche de Lysennie s’effaça pour laisser place au nouveau Grand Pontife. Ce dernier s’avança accompagné des plus hauts prélats de la Foi constantine. On lui tendit ensuite le micro pour qu’il exprime ses premiers mots aux fidèles.

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui j’ai accepté avec beaucoup de gravité la lourde charge qui m’incombe par la volonté du Sort, à l’heure où les extrémistes et les extrêmes représentent de plus en plus une menace pour notre institution millénaire. Avec beaucoup de retenue mais aussi d’abnégation, nous réussirons, j’en suis certain, à passer ce cap douloureux, avec votre aide. Mes enfants, je vous fais le serment que tant que je serai parmi vous et jusqu’à ce que le Sort me rappelle a Lui, je n’aurais de cesse de travailler à votre bonheur.


Après ce court discours, les fidèles applaudirent le nouveau Grand Pontife qui quitta le balcon pour regagner l'intérieur de la Citadelle. De nombreux fidèles restèrent sur la place le reste de la journée pour prier à la fois pour le Grand Pontife défunt et pour le nouvel élu.

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Kevin DelfrousGod
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mer. 6 mai 2026 19:34

L’aube du 6 mai n’avait rien d’une aube de fête au sein de la cidatelle de Saint-Constantin, le ciel était gris et le froid tenait encore la ville dans une étreinte immobile, la vapeur des souffles flottait au-dessus de la foule comme un voile, et les cierges, protégés par des mains froides, brûlaient avec de petites flammes. La place Saint-Constantin, au pied de la Citadelle était noire de monde depuis des heures, depuis la nuit, pour certains. On ne parlait presque pas. On attendait.

On savait déjà, au fond, depuis quelques semaines. Mais on attendait que la Citadelle le dise, dise que le Grand Pontife avait fini sa longue agonie.

Les portes de la Basilique Saint-Léon avaient été ouvertes avant le jour. On y était entré, on en était ressorti, on y était retourné encore, brèves prières a genoux sur la pierre froide, mains crispées sur des chapelets. Et toujours, comme un aimant, la foule revenait sur la place, les yeux levés vers les fenêtres hautes des appartements pontificaux, sombres, obstinément sombres.

Dans la nuit du 5 mai, peu après la messe, une rumeur avait franchi les couloirs, puis les murs, puis la ville, des médecins appelés en urgence, des prélats sortis à pas rapides, la Garde pontificale renforcée, visières abaissées, ordres donnés à mi-voix. Aucun communiqué officiel. Rien de plus cruel, parfois, que ce silence-là.

À 20h00, le lendemain, en cette journée de mai, enfin, la Citadelle bougea.

Les lanternes du couloir menant au balcon s’allumèrent, la porte s’ouvrit sur une petite délégation, quatre silhouettes seulement, serrées contre le froid. En tête, un homme aux traits tirés, le Cardinal-Secrétaire d’État Eryx Valdan, proche de lui, un prêtre tenait un document plié, un autre diacre ajustait le micro avec des doigts rouges de froid. Derrière, deux prélats du Saint-Concile, visages fermés, yeux gonflés par la nuit blanche que tous venaient de subir.

Valdan s’avança jusqu’à la balustrade. Il ne chercha pas à dominer la foule, il semblait au contraire écrasé par ce qu’il allait déposer sur elle. Un instant, il resta silencieux. On aurait entendu une pièce tomber sur la place

Puis sa voix, claire et basse, descendit sur la place Saint-Constantin.

- "Fidèles de l’Église constantine… habitants et pèlerins rassemblés en cette belle soirée de mai…"

Il marqua une pause, et eut une petite larme aux yeux.

- "J’ai le devoir de vous annoncer que Sa Sainteté le Grand Pontife Martinus s’est éteint hier soir, le 5 mai à 22h06, dans ses appartements de la Citadelle de Saint-Constantin"

Le choc ne prit pas la forme d’un cri. Il prit celle d’un effondrement intérieur. Des mains se portèrent aux bouches. Des fronts touchèrent des doigts. Une femme tomba à genoux, puis une autre, puis des rangées entières, comme une vague lente qui finit par tout recouvrir, Valdan reprit, sans élever le ton, précisément parce que l’instant exigeait une retenue absolue.

- "Les médecins de la Maison pontificale ont constaté le décès. Les derniers sacrements lui ont été donnés. Selon l’usage, le Saint-Siège est entré en vacance dès cette nuit"

Il baissa les yeux une fraction de seconde, puis les releva.

- "Je vous demande de prier pour son âme. Et de prier pour l’Église, qui veille aujourd’hui dans le deuil"

Quand Valdan recula et disparut à l’intérieur a la fin de l'annonce, le premier coup de cloche fendit l’air glacé comme une lame. Puis un second, plus lourd. Et bientôt, le glas s’installa, régulier, inévitable, martelant à toute la ville ce qu’elle venait d’entendre. Sur les tours de la Citadelle, on vit les gardes s’activer avec une précision muette, les étendards furent mis en berne.

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